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 https://www.youtube.com/watch?v=x18Wxs9Ph64

Frédéric Chopin

 

    Fils de Nicolas Chopin (français) et de Tekla Justyna Krzyzanowska (polonaise) compositeur et pianiste virtuose, né le 1er mars 1810 à Zelazowa Wola (Pologne) et mort à Paris (France) le 17 octobre 1849 à l'âge de 39 ans.
     Quelques mois après sa naissance, ses parents déménagent à Varsovie. Dès son jeune âge il se révèle précocement très doué. Il n'a que six ans lorsque ses parents décident de confier sa formation à un musicien tchèque violoniste, qui gagne sa vie en donnant des leçons de piano chez les riches familles de Varsovie.
     Une spécificité de Zywny est de laisser une grande liberté à l'élève, sans imposer de méthode particulière ou de longues heures d'exercices abrutissants.

     En 1822, Zywny n'a plus rien à apprendre au jeune Chopin et le tchèque Würfel devient son professeur. À l'opposé de Zywny, ce professeur est un tenant, du style brillant, s'éloignant considérablement des modèles et idéaux classiques et apportant le souffle d'une esthétique et d'un goût nouveaux.

     Elsner, directeur du Conservatoire, dans la même mouvance que Würfel, donne de temps en temps à Frédéric des cours d'harmonie et de théorie des formes musicales. Ce style fascine le jeune musicien, qui en 1823 interprète des concertos de style brillant de Field et de Hummel dans le cadre de concerts de bienfaisance.
     C'est à l'occasion des vacances, passées dans la campagne polonaise, que Frédéric prend conscience de la richesse du patrimoine de la musique populaire. Il passe plusieurs étés à Szafarnia en Mazovie et participe à des fêtes des moissons. Dans ces occasions, il n'hésite
pas à prendre un instrument. Il transcrit les chansons et danses populaires avec soin. Il parcourt les villages et les bourgs des environs à la recherche de cette culture et va jusqu'à payer une paysanne pour obtenir un texte exact.
     Pour Chopin, l'essentiel en effet ne se joue plus à Varsovie. En 1829 il déclare : « que m'importent les louanges locales ! Il faudrait savoir quel serait le jugement du public de Vienne et de Paris.

     Depuis l'âge de 18 ans, il supporte de moins en moins le cadre étroit de Varsovie. Encouragé par Elsner, il se rend une première fois à Vienne fin août 1830 et y fait fureur. Ce court voyage ne lui suffit pas. Le métier d'artiste impose à Chopin une carrière internationale. Ce n′est cependant pas sans appréhension qu'il quitte sa terre
natale le 2 novembre 1830, espérant renouer avec le succès de son précédent voyage.
     Les premiers jours sont heureux, plusieurs éléments concourent ensuite à rendre la vie du musicien difficile, en particulier l'évolution politique en Pologne. Le virtuose se trouve en proie à une solitude, mêlée d'un sentiment d'impuissance patriotique. Il ne faut
pas moins de sept mois passés à Vienne pour que Chopin puisse participer à un concert, sans rémunération. La reconnaissance du public n'est pas au rendez-vous. Dégoûté et à court d'argent, Chopin quitte Vienne le 20 juillet 1831 pour tenter sa chance à Paris. Le voyage se fait par Salzbourg, Munich, où il donne un concert, et à Stuttgart où il séjourne début septembre. C'est là qu`il apprend la nouvelle de la chute de Varsovie, sans savoir ce qu'il advient de sa famille. Cette situation n'est pas sans influence sur l'artiste.
     Arrivé à Paris en septembre1831, Chopin s'installe dans le quartier bohème et artiste, au 27 du boulevard Poissonnière. Le contexte politique parisien est favorable à la cause polonaise. De nombreux émigrés ont rejoint cette capitale et les plus importants forment une communauté que fréquente le musicien dans les salons de l'Hôtel Lambert, dans l'Île de la Cité; il devient aussi membre de la Société Littéraire polonaise et donnera même en1835 un concert de bienfaisance au profit des réfugiés. Il n′est cependant pas vraiment militant
et le tapage des manifestations le dérange.
     Les Polonais le lancent dans la capitale ; le musicien donne des leçons de piano à la comtesse Potocka, et grâce à son aide et à celle de Valentin Radziwill, il devient le professeur de piano « élégant » de l'aristocratie polonaise en exil et des milieux parisiens les plus fermés. Dès mars 1832, il déménage dans la petite cité Bergère, plus calme et plus adaptée. Cette activité, à laquelle il consacre le quart de son existence, est bien rémunérée, et lui assure l'aisance matérielle. Elle lui ouvre aussi la porte du monde aristocratique, qui
l'accueille comme un ami et où il se sent bien.
     Durant cette période, les romantiques sont actifs dans tous les domaines. Un d'entre eux, Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris (1831).
     Le piano est pratiqué par les plus grands virtuoses, qui habitent la capitale. Avec d′autres brillants interprètes, ils font de Paris la capitale du monde pianistique.
     Il se produit de nouveau les 20 et 26 mai et la critique devient plus élogieuse. Cette période est riche en concerts donnés par le musicien. Si, en 1833 le compositeur-pianiste est encore un soliste étranger dans la capitale, l'année 1834 est celle de la transition
et lors de son concert du 25 décembre, il est devenu, pour la critique spécialisée, l'égal des plus grands.
     Le quasi-autodidacte a développé dans son enfance une technique propre dont la concentration auditive et la décontraction musculaire sont les postulats. Cette virtuosité, si différente des puissantes interprétations d’un Liszt, subjugue l'univers pianistique parisien. Liszt et Hiller tombent rapidement sous le charme : « Personne n'a jamais mû de la sorte les touches d’un piano ; personne n'a su en tirer les mêmes sonorités, nuancées à l'infini ». Ce touché unique est à l'origine d'une amitié profonde avec le fabricant de pianos Camille Pleyel.
     Le virtuose précise : « Quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre s on à moi, il me faut un piano de Pleyel ». Pleyel ne se remettra jamais totalement de la mort de son ami.
     Durant cette époque, où la guerre entre les classiques et les romantiques est ouverte, Chopin est de plain-pied dans la modernité. Avec Liszt, Mendelssohn et Hiller, ils forment la tête de pont du romantisme musical parisien.
     De 1836 à 1847, il est le compagnon de l'écrivaine George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin, baronne Dudevant). Ils mènent ensemble une vie mondaine, nourris d'une admiration réciproque.
     En novembre 1838, ils partent séjourner à Majorque avec les deux enfants de George Sand, Solange et Maurice. Après un début de séjour très agréable dans une villa, Frédéric est atteint d'une bronchite à l'arrivée de l'hiver et les médecins s'aperçoivent qu'il est tuberculeux ; ils doivent quitter la villa et se réfugient dans de mauvaises conditions au monastère de Valldemossa, mais sa santé se dégrade considérablement malgré les soins et le dévouement de Sand. Ils rentrent en France avant la date prévue à l'origine et séjournent un moment à Marseille.
     Il retrouve une meilleure santé ; en mai, ils rentrent à Nohan, où se trouve la résidence de campagne de George Sand. C'est une période heureuse pour Chopin qui y compose quelques-unes de ses plus belles œuvres.
     À partir de 1842, Chopin, dont l'état de santé va en s'aggravant, subit coup sur coup trois chocs importants. Au printemps 1842, Jan Matuszynski, son ami d'enfance, décède des suites de la tuberculose. Puis c'est l'annonce de la mort de son premier professeur de musique,
resté un ami de ses parents; c'est enfin, au mois de mai 1844, son père qui s'éteint à Varsovie. Les hivers qui suivent sont de plus en plus difficiles à supporter. Les écrits de George Sand montrent que Chopin décline de façon évidente…  Entre la grippe qui l'abat pendant l'hiver 1845 et le printemps 1846, le musicien est de plus en plus affaibli.
     Mais, au mois de juillet 1847, le couple qui, depuis un certain temps, ne connaissait plus la passion des débuts, se sépare définitivement, Chopin ayant pris le parti de Solange dans un conflit familial au sujet de son mariage avec le sculpteur Auguste Clésinger. Il ne reverra George Sand qu'une seule fois, par hasard, en avril 1848, mais restera jusqu'à la fin de sa vie très proche de Solange et de son mari.
     Après la rupture douloureuse avec George Sand en 1847, son état de santé se dégrade rapidement. Il fait tout de même une dernière tournée de sept mois en Angleterre et en Écosse. Malheureusement, ce voyage et ces représentations à répétition le fatiguent énormément. Il se sent oppressé par la foule et les applaudissements.

     Il rentre à Paris gravement malade et dans une situation financière exécrable,
sa maladie entraînant de nombreux frais. Malgré son état de santé, il continue à donner des leçons, le plus souvent allongé sur le sofa près du piano.
     Chopin meurt quelques semaines plus tard, le 17 octobre 1849, à l'âge de 39 ans.

 

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